Des aniMaux et des hoMMes : Paola Pivi à la Galerie PeRRotin

Après avoir installé des zèbres sur des sommets enneigés, des autruches et des ânes sur un bateau naviguant paisiblement en mer Méditerranée, Paola Pivi nous montre des ours polaires, des ours bruns et des grizzlis dans l’espace même où erraient un mouton blanc, un shetland et d’autres animaux à robe blanche lors de la performance Interesting qu’elle réalisa à l’occasion du vernissage de son exposition « No problem, have a nice day » en mai 2006.


Cette fois-ci, cependant, les ours ne sont ni vivants, ni réels: il s’agit en effet de reproductions hyperréalistes, aussi romantiques qu’impressionnantes, de peaux d’ours. De ces tapis en peaux d’ours qui ornent le plancher des cabanes en rondins des Territoires du Nord-Ouest canadien ou auxquels les chasseurs aguerris réservent la place d’honneur dans leurs salons.

Composée de vingt-cinq peaux d’ours blancs, bruns et noirs, et intitulée What goes round – art comes round, la réalisation de cette nouvelle installation a demandé plus de deux années, dans trois pays différents.

Deux sculpture-lampes inédites accueillent le visiteur dans la première salle. Elles sont faites de plus d’une centaine de vases en verre, de formes, de couleurs et de dimensions multiples, de balles de golf et de chaînes en argent.

Deux autres sculpture-lampes figurent dans la salle suivante. De somptueuses reproductions miniatures de chaises créées par des designers célèbres, produites par Vitra, sont suspendues à mi-hauteur autour d’une ampoule électrique.

Enfin une oeuvre à quatre mains –celles de Paola Pivi et du Néo-Zélandais Dylan Horrocks, le concept est de Paola, la réalisation de Dylan. Ce dernier a dessiné sur une seule feuille de papier de dix mètres de longueur, une illustration représentant l’intérieur d’un avion de ligne volant à l’envers.

Installés sur le plafond et les compartiments à bagages, des passagers se battent, d’autre boivent, d’autres encore font leur lessive, jouent au tennis, s’agressent où célèbrent un mariage, tandis que le pilote lance des avions en papier en direction d’une hôtesse au cerveau dérangé.

Paola Pivi a choisi de travailler avec Dylan Horrocks après dix ans de prospection. Elle a fait sa connaissance en 2009 alors qu’elle cherchait un dessinateur de bande dessinée qui pourrait illustrer le carton d’invitation de sa performance I wish I am fish: un avion de ligne en vol, dont les quatre-vingt quatre sièges étaient occupés par des poissons rouges, chacun nageant, tout en volant, dans son bocal.

Qui est Paola Pivi ?
Née en 1971 et originaire de Milan, Paola travaille sur la mise en œuvre d’expériences du réel. En 1997, une pièce Le camion, consistant en un simple renversement d’un poids lourd était présenté couché sur le flanc dans un espace public. Paola Pivi met en jeu la loi « échelle/perspective » afin de mieux percevoir le réel.

Exposition : What goes round – art comes round. Jusqu’au 23 décembre à la Galerie Emmanuel Perrotin.

76 Rue de Turenne, 75003 Paris.

Publicités

2 Commentaires

Classé dans AAAAAhhhhhh, Actu, Arts/Deco, CuLtuRe, Event

2 réponses à “Des aniMaux et des hoMMes : Paola Pivi à la Galerie PeRRotin

  1. Oh super interessant ! J’ai oublie de venir te voir ces derniers temps 😦 pour eviter que ca arrive encore je te mets dans ma blogroll ! J’aime vraiment ton blog, c’est idiot mais c’est un des rares qu’on quitte en se disant qu’on a appris quelque chose !!

  2. Pingback: Des zèbres et un cheval « Le Nouveau Blog de Barbara Polla

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s